CARTE D'IDENTITE

CARTE D'IDENTITE
Nom mandarin : Li Lian Jie
Nom anglais : JET LI
Nom cantonais : Li Lin Kit
Date de naissance : 26 Avril 1963
Lieu de naissance : Heibei, Beijing (Pékin)
Taille : 169 cm
Poids : 66 kg
Sa famille : une mère, 2 frères, 2 soeurs (son père est mort lorsqu'il avait 2 ans)
Sa situation familiale : marié en 84 puis divorcé en 1990 et a 2 filles.
Puis remarié avec Nina Li Chi en Septembre 99 et ils ont eu une fille, Jane.
Signe astrologique : taureau
Signe astrologique chinois : lapin
Titre : 5 fois de suite, champion de wushu de 1974 jusqu'a 1979 en Chine

# Posté le samedi 14 janvier 2006 15:24

Modifié le samedi 07 juillet 2007 05:41

Le debut ....

Le debut ....
Jet's raconte son enfance
PS: C'est un peu long mais interessant!!!

Ma famille était composée de ma mère, deux soeurs et deux frères aînés. J'étais le plus jeune. Quand j'avais deux ans, mon père est mort, aussi je n'ai jamais pu mémoriser son visage. Parce que j'étais le plus petit, ma mère ne me permettait jamais d'aller nager ou de faire du vélo. Toute activité présentant un risque - toute sorte d'exercice qui pouvait comporter le moindre danger- m'était interdit. Ainsi, alors que les enfants de mon âge allaient jouer dans la rue, ce petit garçon docile restait à la maison. Les adultes me disaient sans cesse : "ne touche pas à ça !" et il ne me serait jamais venu à l'idée de le toucher. "Ne mange pas ça !" - et je n'y songeais même pas. Ceci représente mes souvenirs les plus anciens.

C'est dans ce genre d'environnement que j'ai grandi.

Même après être entré à l'école, je ne savais toujours pas faire du vélo. Tout le monde en faisait autour cde moi, et je n'ai pas essayé avant 14 ou 15 ans ! Nager, faire du patin à glace... tout cela, c'était ce que les autres enfants pouvaient faire et pas moi. Ma mère avait dit non, et je n'aurais jamais essayé dans son dos.

J'avais déjà 8 ans quand j'ai commencé l'école, ce qui me retardait d'un an par rapport aux autres enfants. Pour une raison qui m'échappe, j'étais très populaire auprès de mes professeurs. Je ne vois vraiment pas pourquoi ! Peut-être parce que j'étais honnête et faisais ce qu'on me disait. Les professeurs m'adoraient tellement qu'ils m'ont nommé moniteur d'éducation physique. Dans chaque classe, certains élèves exceptionnels sont appelés à être moniteurs, ils assistent le professeur en faisant respecter l'ordre, en vérifiant l'assiduité des autres, ce genre de chose. Il y avait des moniteurs de lecture, des moniteurs de maths, mais le moniteur d'éducation physique était responsable des classes de niveau 1 à 6 sur le cours quotidien et national de gymnastique rythmique.

Alors c'est là que je me trouvais chaque jour, perché au sommet de cette gigantesque plate-forme, commandant aux masses. "Un, deux, trois, quatre... deux, deux, trois, quatre..." Il est possible que certains d'entre vous ne soient pas familiarisés avec le système scolaire chinois.

A la fin des deux premiers trimestres, il y a des vacances et tous les élèves de tous niveaux se tiennent alignés dans la cour de l'école. Tout le monde commence à exécuter des exercices obligatoires en rythme avec la musique enregistrée diffusée par les haut-parleurs. Et moi, devant tout le monde, sur cette plate-forme. Très sérieux. "Un, deux, trois, quatre... deux, deux, trois, quatre...". Je ne sais pas si c'était une bonne chose ou une mauvaise chose que d'être le chouchou des professeurs, mais j'ai trouvé intéressant le fait que je me suis retrouvé avec 100% à chaque contrôle. Dans chaque matière.

Quelquefois, en passant un contrôle, il m'arrivait d'oublier un tiret ou une décimale. Quand j'allais au bureau du professeur pour le rendre, elle me demandait : " Est-ce que tu es sûr que tu veux le rendre ? est-ce que tu es sûr que tu as bien tout relu ? " Juste devant moi, il y avait une copie d'un test parfaitement rempli. "Tu es sûr que tu es prêt à rendre ton devoir ?" me demandait-elle. "Tu as tout vérifié ?".

"Euh... euh...", je détournai les yeux puis la regardai de nouveau. Peut-être que mon devoir nécessitait un peu plus de travail. Je me suis dépêché de retourner à ma place pour faire les corrections. La seule matière qui me posait vraiment problème était la musique, parce que je n'avais aucune oreille. A chaque fois que je me mettais à chanter, ça sonnait faux. J'étais totalement incapable de chanter juste. Je savais que je ne savais pas chanter. Le professeur le savait aussi. Aussi quand vint la fin du cours... eh bien, disons que chaque élève devait chanter individuellement. Tandis que j'attendais mon tour, je devenais de plus en plus nerveux. "Il n'y a aucune issue", je me disais en moi-même. Mais je voulais vraiment conserver ma première place. Voyez-vous, j'étais un élève sérieux. Quand je rentrais de l'école, la première chose que je faisais, c'était mes devoirs. Je ne me permettais pas de dîner ou de jouer dehors si je ne les avais pas terminés, sinon je me sentais coupable. Mais aucun travail acharné n'aurait pu m'être d'aucune utilité pour améliorer mes talents de chanteur.

Alors le professeur de musique appela finalement mon nom (zut !) ; je me levai. "Li Lianjie, tu as mal à la gorge, n'est-ce pas ?". Je restai bouche bée. "Hein ?" La voilà, ma chance de me défiler ! Mais ma mère m'avait enseigné de ne pas mentir, aussi je restai là, l'air hébété, en pleine confusion.

"Hein ?"

"Si tu as mal à la gorge, tu n'as pas à passer le test. Rassieds-toi. 100%."

# Posté le samedi 14 janvier 2006 15:32

Modifié le dimanche 22 janvier 2006 04:46

1er contact avec le wushu (suite)

1er contact avec le wushu (suite)
J'ai commencé à m'entraîner en wushu durant l'été 1971. L'école venait juste de suspendre ses cours pendant le mois de vacances et les autorités ne souhaitaient pas que les enfants traînent dans les rues parce qu'ils n'avaient rien à faire. Alors ils ont commencé à nous envoyer dans ce qu'on appelle maintenant la Beijing Sports and Exercise School. Les élèves de toutes les écoles primaires des alentours - il devait y en avoir 15 dans ce seul quartier - furent envoyés là-bas pour un mois d'école de sport estivale. Ils nous ont réparti arbitrairement : le niveau 1 classe 1 était affecté à la gymnastique, le niveau 1 classe 2 à la natation, le niveau 1 classe 3 au football, le niveau 1 classe 4 a commencé à apprendre le wushu, etc. Pour une raison quelconque on m'a affecté à une classe de wushu. Je n'avais aucune idée de ce que pouvait être le wushu - aucun d'entre nous ne le savait - mais si le professeur vous disait que vous deviez le pratiquer, vous deviez le pratiquer, un point c'est tout.

Quand l'école reprit en automne, pratiquement tous les enfants qui avaient appris le wushu furent "renvoyés". C'est à dire qu'on leur fit savoir qu'il n'était pas utile qu'ils reviennent. Pour eux, c'était plutôt une agréable expérience d'été qui touchait à sa fin. Cependant, environ 20 d'entre nous furent enjoints à revenir ici chaque après-midi après l'école pour continuer l'entraînement. C'était devenu quelque chose comme une question de fierté de la part des écoles de se vanter du nombre d'élèves qui avaient été choisis parmi leurs rangs. Je me rappelle que nous étions environ 5 ou 6 de mon école seulement, mais parmi eux, j'étais le seul élève issu de l'école primaire. Le fait d'être sélectionné parmi un millier de personnes faisait de vous quelqu'un de célèbre dans votre classe. Tous les autres s'étaient fait rejeter, mais vous, vous aviez quelque chose de spécial ! Personne - et moi encore moins - ne savait que l'on m'avait demandé de continuer l'entraînement, mais c'était un sentiment fantastique.

A partir de là, chaque jour après l'école, tandis que tous les autres enfants se mettaient en rang pour rentrer chez eux, je devais attendre séparément que les niveau 4 et 5 viennent me chercher ; j'étais si jeune que je devais me faire accompagner par des enfants plus âgés sur le trajet d'un quart d'heure qui nous menait à l'école sportive. Les autres élèves me regardaient avec envie, ce dont je me délectais.Après quelques jours d'entraînement, cependant, j'ai commencé à me dire : "eh, attends une minute... c'est idiot !". Parce qu'après que le charme de la nouveauté eut disparu, j'ai commencé à réaliser : "Tous mes camarades de classe rentrent chez eux s'amuser, mais moi je dois aller dans une autre école pour subir encore deux épuisantes heures de cours. Ce n'est pas juste !" Je commençais à reconsidérer la gloire d'avoir été choisi.

Quoi qu'il en soit, ceux d'entre nous qui avaient été sélectionnés durent effectuer trois autres mois d'entraînement, après quoi le groupe de 20 dut subir une autre série massive de "licenciements". Les quatre d'entre nous qui passèrent au travers purent rejoindre les dix autres ou presque élèves qui avaient débuté le wushu au cours des vacances d'hiver de l'année dernière.

L'entraînement devint de plus en plus rigoureux. Quand vint l'hiver, nous n'eûmes pas d'autre choix que de pratiquer dehors, parce que nous n'avions pas de locaux disponibles à l'intérieur. Les hivers sont très froids à Pékin, et nos mains nous faisaient constamment mal. Les coups avec les mains nous laissaient perdants à tous les coups, car d'un côté si l'on ne frappait pas assez fort pour produire un son, on se faisait disputer, et de l'autre, si l'on parvenait à produire un son, ça piquait atrocement !

# Posté le samedi 14 janvier 2006 15:47

Modifié le dimanche 22 janvier 2006 04:53

le team de Jet

le team de Jet

# Posté le samedi 14 janvier 2006 16:55

Modifié le mercredi 01 mars 2006 04:47

Les debuts difficiles .....

Les debuts difficiles .....
L'emploi du temps

Dès l'instant où j'eus gagné cette première compétition nationale, on ne me demanda plus du tout d'aller à l'école, pas même les matinées ! Ils me demandèrent de déménager au dortoir de l'école sportive. A partir de ce moment là, c'est ici que j'ai vécu et que je me suis entraîné toute la semaine. Je rentrais à la maison le samedi, et je retournais au dortoir le dimanche soir. Le lundi matin, l'entraînement recommençait de plus belle.

Le seul mot que je pourrais employer pour qualifier notre entraînement est "amer". C'était extrêmement rude.
Treize d'entre nous s'entraînaient avec un unique coach. Tous les matins à 6 heures, nous étions réveillés par une sonnerie particulièrement bruyante.

RRRRING!

En l'espace de 90 secondes, nous devions nous habiller et nous aligner dehors sur le terrain, les sens en alerte. Après une heure de pratique, nous avions la possibilité de nous laver les dents, la figure et de prendre notre petit-déjeuner. L'entraînement reprenait à 8h30 et durait jusqu'à midi. Après le déjeuner, nous pouvions enfin nous reposer un petit moment. Mais cela ne voulait pas forcément dire que nous disposions de notre après-midi. A dire vrai, notre école sportive était assez célèbre à Pékin. Elle était devenue une sorte d'attraction que les touristes étrangers voulaient inclure dans leur itinéraire de voyage.

La plupart d'entre nous aimaient à faire la sieste après le déjeuner. Souvent, à peine nous étions-nous endormis que l'on nous réveillait par cette annonce :"Groupe touristique !" C'était le signal convenu pour que nous ruions dehors pour exécuter immédiatement nos exercices devant les étrangers. Cela se produisait plus souvent que je ne veux m'en rappeler.

Nous recommencions l'entraînement après dîner, en général à 19h30. Le côté agréable de l'entraînement du soir était que nous pouvions enfin travailler à l'intérieur du gymnase. Les matins et les après-midis, nous étions obligés de nous entraîner dehors. Il n'y avait qu'un seul gymnase dans toute l'école, et les autres sports avaient la priorité pendant la journée : la gymnastique le matin, le basket et le volley l'après-midi, etc. Le wushu n'avait droit au gymnase qu'à la nuit tombée, quand tout le monde était rentré à la maison ! L'entraînement du soir s'étirait de 19h30 à 22h, parfois 22h30. Nos séances représentaient en général 8 heures d'entraînement par jour. C'était difficile.

# Posté le dimanche 15 janvier 2006 15:49